
Textes : Isaïe 4, 2-6 ; Psaume 121 ; Matthieu 8, 5-11.
« Sous le toit de la foi, Dieu vient »
Frères et sœurs,
L’Avent s’ouvre comme une porte vers l’espérance. Ce temps liturgique nous invite à préparer la venue du Seigneur, non dans l’agitation, mais dans la foi, la confiance et l’accueil. Les lectures de ce jour nous offrent une triple lumière : la promesse d’Isaïe, la prière du psaume, et la foi du centurion.
Isaïe annonce un germe, une pousse fragile mais glorieuse, qui portera vie et salut : « Le germe du Seigneur sera beauté et gloire ». Ce germe, c’est le Christ, qui vient habiter au milieu des siens, les purifier, les couvrir de sa présence comme d’un abri. L’image de la tente est forte : Dieu ne vient pas imposer, mais demeurer, protéger, sanctifier. L’Avent est ce temps où nous laissons Dieu planter sa présence dans notre quotidien, même dans nos fragilités.
Le psaume 121 nous fait chanter : « Dans la joie, nous irons vers la maison du Seigneur ». Il nous rappelle que l’Avent est un pèlerinage intérieur. Jérusalem devient le symbole de notre cœur, lieu de paix, de justice, de communion. Sommes-nous prêts à accueillir le Prince de la paix ? Sommes-nous cette maison où Dieu peut venir ?
L’Évangile nous bouleverse : un centurion païen, homme de pouvoir, vient à Jésus avec une foi désarmante. Il ne demande pas de miracle visible, il croit à la puissance de la parole : « Dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri ». Il reconnaît son indignité, mais il croit. Et Jésus s’émerveille : « Chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi ». Ce centurion devient modèle pour nous : l’Avent commence par une foi humble et confiante, qui laisse Dieu agir.
Frères et sœurs, en ce premier jour de l’Avent, ouvrons notre toit intérieur. Comme le centurion, reconnaissons notre pauvreté, mais croyons que la parole du Christ peut guérir, relever, illuminer. Comme Isaïe, espérons le germe. Comme le psalmiste, marchons dans la joie vers la maison du Seigneur. Amen.
Mgr G.R.B