
2ᵉ Dimanche du Temps ordinaire – Année A Textes : Isaïe 49, 3.5-6 ; Psaume 39 ; 1 Corinthiens 1, 1-3 ; Jean 1, 29-34
Biens aimés dans le Christ,
En ce deuxième dimanche du Temps ordinaire, la Parole de Dieu nous invite à contempler l’identité et la mission de Jésus, et à découvrir, à sa lumière, notre propre vocation.
Dans la première lecture, le prophète Isaïe parle du Serviteur du Seigneur. Dieu ne se contente pas de le restaurer pour Israël ; il en fait « la lumière des nations ». Le projet de Dieu est large, universel : son salut est destiné à tous les peuples. Ce texte nous rappelle que Dieu ne ferme jamais son amour sur un groupe restreint. Il appelle chacun à devenir témoin de sa lumière, là où il se trouve.
Le psaume 39 prolonge cette attitude intérieure : « Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté. » Cette parole exprime la disponibilité du croyant qui se laisse façonner par Dieu. La foi n’est pas seulement une adhésion intellectuelle, mais une réponse concrète, vécue dans l’écoute et l’obéissance confiante.
Dans la deuxième lecture, saint Paul s’adresse à la communauté de Corinthe comme à des appelés à être saints. La sainteté n’est pas réservée à quelques-uns ; elle est la vocation de tous les baptisés. Paul rappelle que c’est Dieu qui appelle, qui sanctifie et qui donne la grâce nécessaire pour vivre selon l’Évangile.
L’Évangile nous place devant une scène décisive : Jean le Baptiste désigne Jésus et proclame : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. » Jean ne garde pas les disciples pour lui ; il montre le Christ. Jésus est présenté comme celui qui donne sa vie pour sauver, celui sur qui repose l’Esprit, celui qui révèle le Père. Jean témoigne avec humilité : il reconnaît sa mission, puis s’efface pour laisser toute la place au Christ.
Ces textes convergent vers un même appel : reconnaître Jésus, l’accueillir et le laisser agir en nous. Comme Jean le Baptiste, nous sommes appelés à témoigner, non de nous-mêmes, mais du Christ. Comme le Serviteur d’Isaïe, nous sommes envoyés pour être lumière, même modestement, dans notre famille, notre travail, notre communauté.
En ce dimanche, demandons la grâce d’un regard de foi capable de reconnaître Jésus comme l’Agneau de Dieu, et d’un cœur disponible pour répondre : « Me voici, Seigneur. » Alors notre vie, à sa suite, deviendra un signe de sa lumière et de son salut pour le monde. Amen
Mge GRB