
lundi de 5ᵉ semaine du Temps ordinaire (année A)
1ère lecture : 1 Rois 8, 1-7.9-13 ; Psaume 131 ; Marc 6, 53-56.
^
Frères et sœurs,
La Parole de Dieu que nous recevons aujourd’hui nous parle de la présence de Dieu au milieu de son peuple et de la manière dont cette présence transforme les vies.
Dans la première lecture, nous assistons à un moment solennel de l’histoire d’Israël : l’arche de l’Alliance est introduite dans le Temple de Jérusalem. Cette arche, qui contenait les tables de la Loi, est le signe visible de l’Alliance entre Dieu et son peuple. Lorsque Salomon fait entrer l’arche dans le Temple, il reconnaît que Dieu choisit d’habiter parmi les siens. Même si le Temple est grand et magnifique, Salomon sait que Dieu ne peut être enfermé : « Le ciel et les cieux des cieux ne peuvent te contenir. » Pourtant, Dieu accepte de se rendre proche, accessible, présent.
Ce passage nous rappelle que Dieu ne reste pas lointain. Il désire demeurer au cœur de la vie de son peuple, marcher avec lui, partager ses joies et ses épreuves. Aujourd’hui encore, Dieu cherche un lieu pour habiter : non plus un Temple de pierre, mais le cœur de chaque croyant.
Le psaume 131 prolonge cette attitude intérieure : « Allons à la demeure du Seigneur, rendons-nous jusqu’à l’escabeau de ses pieds. » Il exprime la joie et le désir profond de rencontrer Dieu. Le croyant sait que sa vraie paix se trouve dans la proximité du Seigneur. Chercher la présence de Dieu, c’est reconnaître que notre vie trouve son sens en lui.
Dans l’Évangile, Jésus arrive dans la région de Génésareth. Sa simple présence suscite l’espérance. Les malades sont amenés vers lui, parfois seulement pour toucher le bord de son vêtement. Et tous ceux qui le touchent sont sauvés. Jésus ne prononce pas toujours de paroles, il ne fait pas de gestes spectaculaires ; il est là, et sa présence guérit.
Cet Évangile nous montre que la proximité de Jésus est source de vie. Là où il passe, la souffrance recule, l’espérance renaît. Les foules reconnaissent en lui la présence agissante de Dieu, non enfermée dans un lieu, mais offerte à tous, partout où l’homme en a besoin.
Frères et sœurs, ces textes nous invitent à nous poser une question essentielle : quelle place faisons-nous à la présence de Dieu dans notre vie ? Prenons-nous le temps de le chercher, de l’accueillir, de nous approcher de lui avec confiance ? Comme les malades de l’Évangile, savons-nous nous tourner vers Jésus avec simplicité, même dans nos faiblesses ?
Dieu continue aujourd’hui de marcher au milieu de son peuple. Il se rend présent dans sa Parole, dans les sacrements, et dans chaque geste de foi posé avec confiance. Approchons-nous de lui, laissons-le demeurer en nous, et notre vie sera transformée.
Demandons au Seigneur la grâce d’un cœur ouvert, capable de reconnaître sa présence et de s’y abandonner avec confiance. Amen.
*Mgr G.R.B*