Hommage à’ Andy, Inès Raissa Eyeang épouse Morel décédée et inhumée en France /. Edwige

Andy le moment le plus difficile est venu pour moi, celui de parler de toi et d’évoquer le souvenir d’une longue amitié de 40 ans. On s’est connu tu avais 8ans et moi 10ans. Je te revois encore dans ton ensemble jupe vert fluo que tu aimais bien porter à cette période là. Nous avions de long moments d’échange qui n’en finissait pas. Je me souviens des propos de Tante Philomene qui évoquait : « les milles et une histoire qui n’en finissait jamais. » En effet, dans notre cours de la cité satom qui séparait nos deux maisons à Port-Gentil, je t’accompagnais et tu me raccompagnais et nous pouvions passer toute la soirée ainsi.
En parlant de toi, ce qui me revient immédiatement à l’esprit c’est ta disponibilité et ta générosité. En amitié, tu étais désintéressée, tu ne calculais pas. Tu savais donner sans compter. Je repense encore à notre dernier échange téléphonique le lundi. Sans que je ne sache que c’était le dernier. Nous évoquions nos pèlerinages à Lourdes. Tu me disais, si je t’avais appelé la veille, dimanche, nous aurions pu nous organiser. C’est ainsi que nous nous sommes dit c’est pas grave : la prochaine fois ! Mais malheureusement, je réalise qu’il n’y aura pas de prochaine fois.
A la Messe, hier, je n’ai pas pu m’empêcher de verser des larmes et là même encore j’écris avec des larmes aux yeux car je me rends compte que ta maison était la seule maison où je me sentais vraiment accueillie comme chez moi et je dormais d’un sommeil léger. Je revois encore ta maison si accueillante, si chaleureuse, ce lit douillet où je passais mes nuits quand j’étais à Toulouse. Je parlais de tous les sujets avec toi, sans filtre. Tu es la seule personne qui me permettait d’être moi, dans tous nos échanges. Tu avais un sens de l’écoute très profond. Nous parlions de tout.
A ma sortie du couvent, tu m’as proposé de venir te voir à Toulouse. Nous sommes restés deux bonnes semaines ensemble et tu as pesé par tes conseils pour que je décide de rester en France. Tu me disais : Edwige, tu es chez toi. Quand je cherchais quelque chose dans la maison pour faire la cuisine, tu me disais : ouvres tous les tiroirs jusqu’à ce que tu trouves. Ce n’était pas de simple mots, je me sentais vraiment chez moi.
Je t’ai accueilli également à Paris, chaque fois que tu voulais passer. Nous évoquions cela également dans notre dernier échange. Tu disais que tu avais parlé avec Paulette de la maison qui avait changé….du décor qui s’était amélioré.
Au lycée, nous avions aussi notre groupe de danse que nous appelions : New System Girls ou N.S.G. nous avions eu notre première prestation au collège Raponda et le second à la foire municipale pour la soirée culturelle du lycée d’Etat. Tu avais de la souplesse dans les gestes et tu retenais facilement tous les pas de danse.
Maman m’a dit quand je lui ai annoncé la nouvelle : « Andy est de la famille. Tu peux mettre l’information sur notre forum familial »
Que dire de plus sinon que tu vas me manquer.
La Vierge Marie que tu as tant prié à Lourdes est venue te chercher le 25 mars en sa fête de l’annonciation. Que ton âme puisse reposer en paix désormais et continue de prier pour nous du haut du ciel.

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