
C’est dans le cadre du Global Formation Project que des chercheurs africains se sont penchés sur la question de la maturité spirituelle dans les séminaires et maisons de formation à la vie religieuse pour constater que la formation intellectuelle des formateurs doit impérativement s’accompagner d’une solide formation humaine.
L’Église en Afrique est en pleine croissance et cette réalité souligne qu’il faut privilégier le savoir théorique et le développement intellectuel au détriment de la formation humaine, afin de ne pas créer un décalage majeur entre les études académiques et la maturité spirituelle effective des futurs responsables religieux.
Pour la sœur Pascaline DUBAM WIRBA, membre de la congrégation des Franciscaines tertiaires de Saint François d’Assise au Cameroun, il faut replacer l’humanité et la culture Ubuntu au cœur de la formation en ce que la sainteté et la crédibilité de la foi ne se mesurent pas par la doctrine mais par l’amour, l’empathie et la capacité à rendre autrui pleinement humain.