
Mardi de la 2ème semaine de l’Avent
Textes : Isaïe 40, 1-11 ; Psaume 95 ; Matthieu 18, 12-14.
Frères et sœurs bien-aimés,
La liturgie de ce jour nous apporte une parole de consolation et de tendresse. Isaïe proclame : « Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. » Le prophète annonce un temps nouveau où Dieu vient lui-même guider son peuple, comme un berger qui porte ses brebis dans ses bras. Cette image nous révèle le cœur de Dieu : un Dieu proche, qui ne se lasse pas de chercher, de relever et de consoler.
Le psaume 95 nous invite à répondre à cette consolation par la louange : « Voici le Seigneur Dieu, il vient avec puissance. » L’Avent est un temps de joie et d’espérance, car nous savons que Dieu ne nous abandonne pas. Il vient à nous, non pas dans la force des armées, mais dans la douceur d’un enfant à Bethléem.
Dans l’Évangile, Jésus nous donne une parabole simple et bouleversante : le berger qui laisse ses quatre-vingt-dix-neuf brebis pour aller chercher celle qui s’est perdue. Ce geste nous révèle l’amour infini de Dieu pour chacun de nous. Aux yeux du Seigneur, personne n’est insignifiant, personne n’est oublié. Il se réjouit davantage pour celui qui était perdu et qui revient, que pour ceux qui n’ont jamais quitté le chemin.
Frères et sœurs, cette Parole est une invitation à la confiance. Dans nos fragilités, nos erreurs, nos découragements, Dieu ne nous rejette pas. Il nous cherche, il nous porte, il nous console. L’Avent est le temps favorable pour accueillir cette miséricorde et pour devenir, à notre tour, des porteurs de consolation. Dans nos familles, nos villages, nos communautés, nous pouvons être des témoins de ce Dieu qui ne veut pas qu’un seul de ses petits se perde.
Aujourd’hui, demandons la grâce d’un cœur semblable à celui du Christ : un cœur qui console, qui relève, qui cherche les perdus. Que nous soyons des bergers les uns pour les autres, afin que personne ne se sente oublié. Que Marie, Mère de tendresse, nous accompagne sur ce chemin de l’Avent.
Mgr G.R.B