Homélie du mardi 24 février 2026

Mardi de la 1ʳᵉ semaine de Carême A

Is 55, 10-11 ; Ps 33 ; Mt 6, 7-15

Frères et sœurs bien-aimés,

En ce temps de Carême, l’Église nous apprend à prier davantage. Mais la Parole de Dieu d’aujourd’hui nous enseigne surtout comment prier. Le prophète Isaïe compare la Parole de Dieu à la pluie et à la neige qui descendent du ciel : elles ne retournent pas sans avoir fécondé la terre. Ainsi en est-il de la Parole divine : lorsqu’elle est accueillie, elle transforme le cœur et fait naître la vie.

Dans l’Évangile, Jésus nous met en garde contre une prière faite de paroles vides : « Ne rabâchez pas comme les païens. » Dieu n’est pas un maître lointain qu’il faudrait convaincre par la quantité de mots. Il est un Père qui connaît déjà nos besoins. La vraie prière n’est pas d’abord parler beaucoup, mais entrer en relation avec Lui, avec confiance et simplicité.

C’est pourquoi Jésus nous donne la prière du Notre Père, la prière des enfants de Dieu. Tout y est : la louange, la confiance, la demande du pain quotidien, le pardon, la force dans l’épreuve. Mais un point est particulièrement souligné : « Pardonne-nous comme nous pardonnons. » Jésus ajoute même : si nous ne pardonnons pas, nous fermons notre cœur à la miséricorde de Dieu. Le pardon n’est pas une option : il est la condition pour vivre en enfants du Père.

Frères et sœurs, le Carême est un temps privilégié pour purifier notre prière. Peut-être prions-nous beaucoup, mais distraitement ; peut-être avons-nous cessé de prier parce que nous pensons que Dieu ne nous écoute pas ; peut-être gardons-nous dans le cœur des blessures qui bloquent notre relation avec Lui. Aujourd’hui, le Seigneur nous invite à revenir à l’essentiel : prier avec un cœur simple, confiant, ouvert au pardon.

Quand nous disons « Notre Père », nous ne sommes jamais seuls. Nous prions avec toute l’Église, avec nos frères et sœurs, même ceux avec qui nous avons du mal. Cette prière nous apprend à vivre la fraternité, à dépendre de Dieu chaque jour, à remettre notre vie entre ses mains.

Demandons au Seigneur, en ce Carême, de raviver en nous le goût de la prière vraie : une prière humble, confiante, persévérante. Que sa Parole tombe dans notre cœur comme une pluie bienfaisante et qu’elle produise des fruits de paix, de pardon et d’amour. Amen.

           *Mgr G.R.B*

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