
Mercredi de la 5ᵉ semaine du T.O A
Bienheureuse Vierge Marie de Lourdes
Journée mondiale des malades.
Textes : 1ère lecture : 1 Rois 10, 1-10 ; Psaume 36 ; Marc 7, 14-23
Frères et sœurs,
En ce jour béni, l’Église nous invite à porter un regard particulier sur les malades et sur tous ceux qui souffrent. La mémoire de la Bienheureuse Vierge Marie de Lourdes, associée à la Journée mondiale des malades, nous rappelle que Dieu se rend proche de l’humanité blessée, et qu’il offre sa guérison au cœur même de la fragilité.
Dans la première lecture, la reine de Saba se met en route pour rencontrer le roi Salomon. Elle vient de loin, attirée par sa sagesse. Elle arrive avec ses questions, ses doutes, et repart émerveillée : aucune parole n’est restée sans réponse. Ce récit nous montre une démarche de foi et de confiance. La reine ose chercher, poser des questions, et se laisse transformer par la sagesse qu’elle rencontre. Sa route nous rappelle celle de tant de malades qui, aujourd’hui encore, cherchent un sens à leur souffrance et espèrent une parole de lumière.
Le psaume 36 nous invite à nous abandonner au Seigneur : « Remets ta vie au Seigneur, compte sur lui. » Cette parole est particulièrement forte pour ceux qui vivent l’épreuve de la maladie. Quand les forces diminuent, quand les certitudes s’effondrent, Dieu demeure un refuge sûr. Il n’enlève pas toujours la souffrance, mais il offre sa présence fidèle et consolante.
Dans l’Évangile, Jésus nous rappelle que le véritable mal ne vient pas d’abord de l’extérieur, mais du cœur de l’homme. « C’est du dedans, du cœur de l’homme, que sort le mal. » Ces paroles peuvent nous surprendre en ce jour consacré aux malades. Pourtant, Jésus nous invite à regarder plus loin que la maladie du corps. Il nous appelle à une guérison plus profonde, celle du cœur, de l’esprit, des relations blessées par le péché, la haine ou le manque d’amour.
À Lourdes, la Vierge Marie est apparue à une jeune fille pauvre et malade, Bernadette. Elle ne lui a pas promis une vie sans souffrance, mais elle l’a conduite vers la source. Cette source, signe de purification et de guérison, nous rappelle que Dieu veut toucher l’homme tout entier. Certaines guérisons sont visibles, d’autres sont intérieures, mais toutes sont des signes de l’amour de Dieu.
Frères et sœurs, en cette Journée mondiale des malades, nous sommes invités à changer notre regard. La maladie n’est pas un signe d’abandon de Dieu. Elle peut devenir un lieu de rencontre avec lui. Les malades ont une place privilégiée dans le cœur de l’Église. Leur prière, leur patience, leur espérance silencieuse sont un témoignage précieux pour nous tous.
Confions aujourd’hui à la Vierge Marie de Lourdes tous les malades, ceux qui souffrent dans leur corps, dans leur cœur ou dans leur esprit, ainsi que ceux qui les accompagnent. Qu’elle nous apprenne à accueillir la fragilité avec foi, à faire confiance au Seigneur en toute circonstance, et à devenir, chacun à notre manière, des instruments de consolation et de guérison.
Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous et pour tous les malades. Amen.
*Mgr G.R.B*