
33ᵉ semaine du Temps ordinaire, année impaire
1 M 1, 10-15.41-43.54-57.62-64 ; Ps 118 ; Lc 18, 35-43
Frères et sœurs,
Aujourd’hui, la Parole de Dieu nous confronte à deux réalités opposées : la tentation de l’assimilation et la puissance de la foi persévérante.
Dans la première lecture, extraite du premier livre des Martyrs d’Israël, nous voyons un peuple séduit par les coutumes étrangères, prêt à abandonner la Loi de Dieu pour adopter les pratiques païennes. Ce récit nous interpelle : combien de fois sommes-nous tentés de diluer notre foi pour plaire, pour nous fondre dans la masse, afin d’éviter les conflits ? Le roi Antiochus Épiphane incarne cette pression extérieure, mais les vrais ennemis sont ceux de l’intérieur : ceux qui, par confort ou peur, trahissent l’Alliance.
À l’inverse, l’Évangile de Luc nous présente un aveugle au bord du chemin, qui crie vers Jésus avec une foi tenace : « Jésus, fils de David, prends pitié de moi ! » Malgré les reproches de la foule, il persiste. Et Jésus, touché par cette foi, le guérit. Ce cri, c’est celui de l’âme qui refuse de se taire, qui croit contre toute espérance, qui reconnaît en Jésus le seul Sauveur.
Ces deux textes nous invitent à choisir : voulons-nous être de ceux qui se compromettent ou de ceux qui crient vers Dieu avec foi ? Le monde nous pousse à l’indifférence, à la tiédeur. Mais l’Évangile nous appelle à la fidélité, à la confiance audacieuse.
Que cette journée soit pour nous l’occasion de raviver notre foi, de refuser les compromis faciles, et de crier vers le Seigneur avec la même ardeur que l’aveugle de Jéricho. Car c’est dans ce cri que commence la guérison. Amen.
Mgr G.R.B