Homélie – Lundi 22 décembre 2025

4ème semaine de l’Avent

Textes : 1S. 1, 24-28 ; Cant. 1S 2 ; Luc 1, 46-56

Frères et sœurs,

En ces jours derniers du temps de l’Avent, les textes bibliques que nous venons d’entendre nous placent devant deux femmes appelées à être mères de manière providentielle, deux femmes croyantes : Anne, qui sera la mère de Samuel, et Marie qui mrttra au monde le Chridt Jésus. Toutes deux chantent la fidélité de Dieu et nous montrent que l’histoire du salut se construit dans la confiance et l’offrande.

Anne, après avoir reçu l’enfant qu’elle avait tant désiré, ne le garde pas pour elle. Elle le présente au Seigneur, elle le confie à son service. Son geste est bouleversant : ce qu’elle a reçu comme don, elle le rend à Dieu comme offrande. Ainsi, Samuel devient prophète, consacré dès son enfance. Anne nous apprend que la fécondité n’est pas possession, mais disponibilité à la mission.

Marie, dans l’Évangile, reprend ce même mouvement intérieur. Son Magnificat est un chant de gratitude et de renversement. Elle reconnaît que Dieu s’est penché sur son humilité et qu’il agit dans l’histoire en faveur des petits, des pauvres, des humbles. Le Magnificat n’est pas seulement une prière personnelle : c’est une proclamation universelle. Marie chante un Dieu qui bouleverse les logiques humaines, qui renverse les puissants et élève les humbles, qui comble de biens les affamés et renvoie les riches les mains vides.

Ces deux femmes nous montrent que la vraie joie naît de la confiance en Dieu et de l’offrande de soi. Anne remet son fils, Marie remet sa vie. Toutes deux deviennent instruments du projet divin. À travers elles, nous découvrons que l’Avent n’est pas seulement attente d’un événement futur, mais déjà participation à l’œuvre de Dieu aujourd’hui.

Frères et sœurs, à l’approche de Noël, nous sommes invités à entrer dans ce même mouvement : reconnaître les dons reçus, les chanter avec gratitude, et les offrir pour le service de Dieu et de nos frères. Le Magnificat de Marie et le cantique d’Anne deviennent notre propre prière. Ils nous rappellent que Dieu agit dans nos vies, souvent de manière discrète, mais toujours fidèle.

Que cette liturgie nous aide à préparer nos cœurs : non pas dans l’agitation ou la possession, mais dans la disponibilité et la louange. Alors, comme Anne et Marie, nous pourrons accueillir l’Enfant de Bethléem et le donner au monde comme lumière et espérance. Amen.

            Mgr G.R.B

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