
Vendredi de la 1ère semaine du Temps Ordinaire A
Textes : 1 Samuel 8, 4-7.10-22a ; Psaume 88 ; Marc 2, 1-12
Biens aimés dans le Christ
Les lectures de ce jour nous mettent face à une question fondamentale de la vie spirituelle : qui voulons-nous vraiment laisser gouverner notre vie ? Dieu, ou d’autres sécurités qui nous rassurent mais finissent par nous enfermer ?
Dans la première lecture, le peuple d’Israël demande un roi « comme les autres nations ». Ce désir révèle une peur profonde : celle de faire confiance à Dieu seul. Malgré les avertissements de Samuel, le peuple persiste. Dieu respecte cette liberté, même lorsqu’elle conduit à des choix lourds de conséquences. Ce texte nous rappelle que Dieu ne s’impose jamais. Il nous appelle à la confiance, mais il nous laisse libres, même quand nos choix nous éloignent de Lui.
Le psaume 88 fait entendre un cri de détresse, l’un des plus sombres de toute la Bible. C’est la prière d’un homme qui se sent abandonné, mais qui continue malgré tout à s’adresser à Dieu. Ce psaume nous enseigne qu’il est permis de tout dire à Dieu, même notre fatigue, notre découragement, nos nuits sans lumière. La foi ne supprime pas l’épreuve, mais elle nous permet de la traverser sans rompre le dialogue avec Dieu.
Dans l’Évangile, Jésus guérit un paralysé, mais il commence par une parole surprenante : « Tes péchés sont pardonnés. » Jésus révèle ainsi que la racine la plus profonde de nos paralysies n’est pas toujours physique, mais intérieure. En pardonnant les péchés, il libère l’homme tout entier. La guérison visible confirme son autorité : Dieu seul peut pardonner et relever.
Ces lectures nous invitent à un même mouvement : faire confiance à Dieu, même dans nos peurs, et accueillir le pardon qui libère. Nous sommes parfois tentés de chercher des « rois » rassurants : le pouvoir, l’argent, le succès, les habitudes. Mais seul Dieu peut vraiment sauver et redonner la vie.
En ce jour, demandons la grâce d’un cœur confiant et humble, capable de se laisser relever par le Christ. Qu’à l’écoute de sa parole, nous puissions nous lever, prendre notre brancard et marcher dans la liberté des enfants de Dieu. Amen.
*Mgr G.R.B*