Homélie du mardi 15 septembre 2026

Mardi de la 24ᵉ semaine du Temps ordinaire A
Mémoire de la Bienheureuse Vierge Marie des Douleurs

Textes liturgiques : He 5, 7-9 ; Ps 30 (31) ; Jn 19, 25-27

Frères et sœurs,

Hier, nous avons célébré la Croix glorieuse. Aujourd’hui, l’Église nous fait regarder cette même Croix, mais à travers le cœur de Marie, la Mère des Douleurs.

L’Évangile nous dit simplement : « Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère… » Marie est là.

Elle ne peut pas enlever la souffrance de son Fils. Elle ne peut pas descendre Jésus de la Croix. Elle ne peut pas empêcher sa mort. Mais elle peut faire une chose essentielle : rester là, avec lui. C’est peut-être l’une des plus grandes leçons de Marie.

Dans nos vies aussi, il y a des moments où nous ne pouvons pas résoudre les problèmes des personnes que nous aimons. Nous voudrions sauver un enfant, guérir un malade, empêcher une séparation, changer une situation difficile… mais nous sommes parfois impuissants. Que faire alors ? Rester présents. Prier. Aimer. Soutenir. Confier la situation à Dieu. Marie nous enseigne cette présence fidèle.

Elle était présente à Bethléem, elle était présente pendant la vie publique de Jésus, et elle est encore présente au Calvaire. Elle ne fuit pas lorsque les choses deviennent difficiles.

Et au pied de la Croix, Jésus lui dit : « Femme, voici ton fils. » Puis au disciple : « Voici ta mère. » Marie devient ainsi la mère de tous les disciples.

Frères et sœurs, lorsque nous traversons nos propres douleurs, nous pouvons nous tourner vers elle. Elle ne nous promet pas une vie sans souffrance. Mais elle nous apprend à ne pas souffrir sans espérance.

La première lecture nous montre Jésus lui-même qui, dans l’épreuve, adresse des prières et des supplications à son Père. Jésus connaît donc la souffrance humaine. Il sait ce que signifie pleurer, avoir peur et porter une croix.

Aujourd’hui, confions-lui nos souffrances et celles de nos familles.

Peut-être qu’en ce moment quelqu’un parmi nous porte une douleur que personne ne connaît. Une mère souffre pour son enfant. Un père s’inquiète pour sa famille. Une personne traverse un deuil. Quelqu’un est découragé ou se sent seul.

Regardons Marie. Elle nous dit : « Ne fuis pas. Ne désespère pas. Reste avec Jésus. »

Demandons donc à Notre-Dame des Douleurs de nous accompagner dans toutes nos épreuves et de nous apprendre à demeurer fidèles au Christ, même lorsque nous ne comprenons pas ce que Dieu permet.

Marie, Mère des Douleurs, prie pour nous. Amen.

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