
Vendredi 2 octobre 2026
26ᵉ semaine du Temps Ordinaire
Mémoire des Saints Anges Gardiens
Évangile : Matthieu 18, 1-5.10
Par : Mgr BGGR
MEDITATION
« Leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père. »
Dans l’Évangile de ce jour, Jésus nous invite à accueillir le Royaume avec un cœur simple comme celui d’un enfant. Il nous rappelle également que les petits ont une valeur immense aux yeux de Dieu.
En cette mémoire des Saints Anges Gardiens, nous sommes invités à redécouvrir la proximité de Dieu dans notre vie. L’Église nous enseigne que Dieu confie ses enfants à la garde de ses anges. Cette présence invisible nous rappelle que nous ne marchons jamais seuls.
Dans les moments de joie comme dans les épreuves, Dieu veille sur nous. Il nous accompagne et nous appelle à avancer dans la confiance, même lorsque nous ne comprenons pas toujours le chemin qu’il nous fait prendre.
Mais cette protection nous engage aussi. À notre tour, nous sommes appelés à devenir des gardiens les uns pour les autres : protéger les plus fragiles, soutenir celui qui tombe, encourager celui qui doute et prendre soin de ceux que Dieu met sur notre route.
Aujourd’hui, accueillons avec confiance la présence de Dieu et demandons la grâce d’être, pour les autres, des témoins de sa bonté.
APPEL POUR AUJOURD’HUI
Demandons la grâce :
● de mettre notre confiance en Dieu dans toutes les circonstances
● de rester attentifs à ceux qui ont besoin de soutien
● de protéger les plus fragiles et les plus petits
● de devenir des instruments de paix et de réconfort
Car Dieu veille sur chacun de ses enfants et nous appelle à veiller les uns sur les autres.
PRIÈRE COMMUNE
Frères et sœurs, avec confiance, remettons notre vie entre les mains de Dieu :
1.Pour l’Église, afin qu’elle soit attentive aux petits et aux plus fragiles… Seigneur, veille sur tes enfants.
2.Pour les enfants et tous ceux qui ont besoin de protection et d’affection… Seigneur, veille sur tes enfants.
3.Pour ceux qui traversent la solitude, la peur ou l’épreuve… Seigneur, veille sur tes enfants.
4.Pour nos familles et nos communautés, afin que nous sachions prendre soin les uns des autres… Seigneur, veille sur tes enfants.
Dieu notre Père,
tu veilles avec amour sur chacun de tes enfants.
Par tes Saints Anges Gardiens,
accompagne-nous sur les chemins de notre vie.
Garde-nous dans la foi,
protège-nous dans les épreuves
et apprends-nous à prendre soin de ceux
que tu nous confies.
Par Jésus Christ, notre Seigneur. Amen.
Mémoire des Saints Anges Gardiens — Marcher dans la confiance sous le regard de Dieu
[02/10 04:27] Mgr GUY ROGER Boudengui Nzamba: Homélie du vendredi 02 octobre 2026
Vendredi de la 26ᵉ semaine du T.O A
Mémoire des saints Anges gardiens
Textes : Job 38,1.12-21 et 40, 3-5 ; Ps 138 ; Mt 18, 1-5.10.
Frères et sœurs,
Après tant de chapitres où Job questionnait Dieu, réclamait des explications, cherchait à comprendre le sens de sa souffrance, voici que Dieu lui-même prend la parole, du sein de la tempête. Et sa réponse est déconcertante : il ne justifie rien, il n’explique rien du mal subi par Job. Il pose plutôt une série de questions vertigineuses : « As-tu, depuis que tu existes, commandé au matin ? As-tu assigné sa place à l’aurore ? As-tu pénétré jusqu’aux sources de la mer ? » Question après question, Dieu déploie devant Job l’immensité de la création, son ordre mystérieux, sa beauté qui dépasse infiniment l’intelligence humaine.
Job, écrasé mais non humilié méchamment, répond avec une sobriété magnifique : « Je mets la main sur ma bouche… je n’ai rien à répliquer. » Ce n’est pas un silence de défaite amère, mais un silence d’adoration : Job comprend enfin qu’il n’est pas au centre, que Dieu seul tient les fils de l’univers, et que sa juste place est celle d’une créature confiante, non celle d’un juge exigeant des comptes à son Créateur.
Cette juste place — celle du petit devant l’immensité de Dieu — est exactement ce que Jésus enseigne dans l’Évangile de ce jour. Les disciples demandent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? » Et Jésus, comme Dieu répondant à Job par la contemplation de la création, répond par un geste : il place un enfant au milieu d’eux et dit : « Si vous ne changez pas, si vous ne devenez pas comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. » Devenir petit, c’est reconnaître, comme Job à la fin de son parcours, que nous ne maîtrisons pas tout, que Dieu seul est grand, et que notre juste posture est celle de la confiance filiale.
Et Jésus ajoute une parole magnifique, qui illumine la fête de ce jour : « Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient constamment la face de mon Père. » Voilà toute la beauté de la fête des saints Anges gardiens : chaque personne, si petite, si fragile, si dépourvue soit-elle aux yeux du monde, est accompagnée par un ange qui contemple continuellement le visage de Dieu et veille sur elle.
Cette vérité rejoint le mystère de Job : lui qui se croyait abandonné dans son épreuve, seul face à un Dieu silencieux, découvre finalement que Dieu ne l’a jamais quitté des yeux. De même, chacun de nous, dans les tempêtes de sa propre vie, n’est jamais seul : un ange gardien veille, invisible mais réel, lien vivant entre notre petitesse et la grandeur de Dieu.
Le psaume 138 l’exprime avec une tendresse infinie : « Tu me sondes, Seigneur, et tu me connais… où pourrais-je fuir loin de ta face ? » Cette présence de Dieu, relayée par ses anges, n’écrase pas : elle enveloppe, elle protège, elle accompagne.
Frères et sœurs, demandons aujourd’hui la grâce de devenir comme des enfants devant Dieu — humbles, confiants, dépouillés de toute prétention à tout comprendre — et remercions le Seigneur pour ces anges gardiens qu’il place sur notre route, messagers silencieux de sa tendresse fidèle. Amen.