
Père Serge-Patrick MABICKASSA, Aumônier de l’Association des Scouts et Guides Catholique du Gabon
Chefs, Cheftaines, bien-aimés dans le Christ, dimanche dernier, nous avons célébré la fête de la Christ roi de l’univers ; Achevant ainsi l’année liturgique B. Rappelons aussi que ce dimanche fut aussi l’occasion de célébrer la journée mondiale de la jeunesse autour des évêques. Le thème de cette journée donné par le Pape François a été : ‘Ceux qui espèrent dans le Seigneur marchent inlassablement ». Depuis la célébration des 1ères vêpres de ce dimanche, nous sommes entrés dans le temps de l’Avent. Ce temps dispose les fidèles se préparer intérieurement à célébrer Noël. Relevons aussi que le commencement de l’Avent marque aussi l’entrée dans une nouvelle année liturgique qui débute chaque année avec ce temps de préparation à Noël, pour s’achever une année plus tard à la même période. Dans une dynamique d’attente, d’espérance et de veille, cheminons vers Noel.
La première lecture extraite du livre du prophète Jérémie annonce au peuple d’Israël et à la maison de Juda : « Je ferai germer pour David un Germe de justice, et il exercera dans le pays le droit et la justice ». Qui de nous tous ne porte comme Pères ou mères, hommes ou femmes, jeunes, filles, fillettes une telle espérance ? Nous dressons souvent des murs dans notre vivre ensemble au lieu d’établir des ponts. Nous détruisons nos relations. Nous devons extirper de notre être la soif de la violence. Nous devons faire et mériter la confiance ; nous engager là ou nous vivons, rendre service et agir pour un monde plus juste. Alors laissons-nous rejoindre par la manière dont Jérémie, comme tant d’autres prophètes de la Bible, parle du salut en termes de justice : arrive le salut lorsque s’établissent de justes relations entre les habitants d’une même terre.
La seconde lecture de ce 1er dimanche du temps de l’avent que nous venons d’écouter, l’apôtre Paul appelle les membres de la communauté de Thessalonique à approfondir leur vie fraternelle : « que le Seigneur vous donne, entre vous et à l’égard de tous les hommes, un amour de plus en plus intense et débordant, comme celui que nous avons pour vous». Comme les Thessaloniciens autrefois, nous pouvons, nous aussi aujourd’hui, accueillir cette invitation en vivant pleinement la loi scoute : « être solidaire et frère de tous, respecter les autres ».
L’Evangile nous parle de grands cataclysmes : les astres du ciel – soleil, lune et étoiles – s’affolent et les nations sont saisies de peur. Nous ne devons pas nous laisser paralyser par ces événements terrifiants dont nous pourrions sans peine allonger la liste. Nous devons nous souvenir que « Le scout sourit et chante dans les difficultés », nous devons nous « redresser et relever la tête car notre rédemption approche », tout en faisant nôtre l’appel du Christ Jésus à ses disciples. Nous le savons déjà, nous qui nous préparons à fêter Noël : le Prince de la Paix viendra à nous dans un enfant. Il nous viendra dans une étable tout comme un enfant. Ce sont des hommes d’humble condition, les bergers et les mages, qui sauront le reconnaitre.
Sommes toute, la liturgie de ce 1er dimanche nous donne de réaliser les trois principes de base qui constituent les lois et croyances fondamentales du scoutisme que sont :
– le principe spirituel « Devoir envers Dieu »,
-le principe social « Devoir envers autrui »,
-le principe personnel « Devoir envers soi-même ».
Demandons à l’enfant qui vient à Noel de nous donner le cœur des bergers et des mages pour nous ouvrir, en ce temps de l’Avent, à la vie de Dieu en dépit des difficultés que nous rencontrons chaque jour de notre vie.