Homélie du Lundi 29 décembre, Octave de Noël

Lectures : 1 Jn 2, 3-11 ; Ps 95 ; Lc 2, 22-35

Frères et sœurs,

En ce temps de l’octave de Noël, nous contemplons encore l’Enfant de Bethléem, lumière venue dans le monde. La première lettre de saint Jean nous rappelle que connaître Dieu, ce n’est pas seulement le confesser de nos lèvres, mais garder ses commandements. L’amour véritable se vérifie dans la fidélité et dans la charité envers nos frères. Celui qui dit aimer Dieu mais demeure dans la haine marche encore dans les ténèbres.

Le psaume nous invite à chanter un cantique nouveau : « Racontez à tous les peuples sa gloire ». Noël est précisément ce chant de joie universel : Dieu se fait proche, il se fait enfant, pour que nul ne soit exclu de son salut.

Dans l’Évangile, nous voyons Marie et Joseph présenter Jésus au Temple. Syméon, vieillard juste et fidèle, reconnaît en cet enfant la lumière promise aux nations et le salut d’Israël. Mais il annonce aussi que cette lumière sera signe de contradiction : certains l’accueilleront, d’autres le rejetteront. La prophétie de Syméon rappelle que la joie de Noël n’est pas naïve : elle est traversée par la croix, par le combat entre lumière et ténèbres.

Ainsi, frères et sœurs, accueillir Jésus aujourd’hui, c’est choisir de marcher dans la lumière, de laisser l’amour de Dieu transformer nos relations. C’est aussi accepter que cette lumière révèle nos résistances et nos blessures, afin que le Christ les guérisse. Que notre vie devienne ce cantique nouveau qui proclame : « Oui, le Seigneur vient, il vient juger la terre avec justice et vérité ».

En cette octave de Noël, demandons la grâce de rester fidèles à la lumière du Christ, et de témoigner par nos actes que l’amour est plus fort que les ténèbres. Amen.

                                                                Mgr G.R.B

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