Mardi de la 33ème Semaine du Temps Ordinaire, Année paire.

Pour notre méditation aujourd’hui, nous nous intéresserons au livre de l’Apocalypse, singulièrement au verset 4 du chapitre 3, où ce dernier met en lumière les futurs compagnons du Christ dans le ciel : « À Sardes, pourtant, tu en as qui n’ont pas sali leurs vêtements ; habillés de blanc, ils marcheront avec moi, car ils en sont dignes » (Ap 3, 4).

Certains n’ont pas souillé leurs vêtements, c’est-à-dire leurs âmes n’ont pas été mêlés au mal. En effet, les Hébreux considéraient la sainteté comme le costume de l’âme, et les mauvaises actions comme des taches ou place sur cette tenue. Le sens est qu’ils ne s’étaient pas souillés en entrant en contact avec les profanes et les personnes impures. En d’autres termes, ils s’étaient tenus à l’écart de la corruption dominante et du mal. Ils étaient comme des personnes vêtues de blanc marchant au milieu des souillures, tout en empêchant leurs vêtements d’être souillés.

La conséquence, c’est qu’ils marcheront avec le Christ en blanc. Le blanc est l’emblème de l’innocence, et est donc correctement représenté comme la couleur du vêtement des habitants célestes. Les personnes dont il est question ici avaient gardé leurs vêtements non contaminés sur la terre, et comme récompense appropriée, il est dit qu’ils apparaîtront dans des vêtements blancs au ciel.

Mieux encore, la récompense s’accorde avec le caractère de ceux qui sont récompensés : maintenant, leurs vêtements sont sans tache grâce au sang de l’Agneau, ils marcheront avec Lui en blanc par la suite. « Marcher » ici implique la vie spirituelle ; non seulement la marche vivante, mais aussi la liberté parce que seuls les libres marchent en liberté. La grâce des vêtements blancs est mise en valeur lorsque la personne « marche ». Ainsi, les grâces des saints apparaîtront pleinement lorsqu’ils serviront parfaitement le Seigneur (Ap 22, 3).

On comprend ainsi que ceux qui font le bien et évite de faire le mal sur la terre, après être purifiés par le Seigneur, auront le Christ comme compagnon constant dans le Christ.

Ainsi prions le Seigneur pour que nous sachions faire le bien et fuir le mal. Que le Saint-Esprit nous aide à faire la volonté du Père.

Abbé Priscil NSOME

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