Méditation du lundi de la XVIIIème semaine du temps ordinaire,

Mémoire de saint Jean -Marie Vianney, prêtre.

 » Je ne puis, à moi seul, porter tout ce peuple : c’est trop lourd pour moi. « 

Chers frères et soeurs, bien-aimés dansle Christ, nous célébrons, ce jour, la mémoire liturgique de S. Jean-Marie Vianney, prêtre. Saint Patron des curés du monde et de tous les pretres. il est encore appelé le Saint Curé d’Ars. Il a été nommé curé de la paroisse d’Ars-en-Dombes, en France, en 1818. Il restera en poste pendant 41 ans !
Comme on le voit dans la première lecture extraite du livre des Nombres, S.Jean-Marie Vianney a vécu des moments difficiles à ses débuts à Ars. Il a pu souvent avoir ce sentiment qui a fait dire à Moïse cette parole au Seigneur :  » Je ne puis, à moi seul, porter tout ce peuple : c’est trop lourd pour moi. « 
Et, très tôt, il a compris que c’est en Dieu qu’il devait puiser les forces nécessaires pour porter ce peuple et le conduire à la foi et à la fréquentation régulière du confessionnal et de l’Eucharistie. Pendant 41 ans, en effet, il a nourri la communauté paroissiale d’Ars par la prédication et la communion fréquente. Comme le peuple d’Israël au désert, les habitants d’Ars étaient difficiles. Ils étaient attachés à de nombreuses pratiques mondaines, notamment la danse et les cabarets. Par la prière et une pastorale inventive, le curé d’Ars a pu gagner plusieurs âmes au Christ.
Oui, bien-aimés dans le Christ :  » Criez de joie pour Dieu, notre force ! » Pour avoir des forces sur le plan physique, il est important de bien se nourrir, de même sur le plan spirituel, pour avoir des forces, il faut régulièrement nourrir l’âme par l’écoute de la Parole de Dieu. D’où l’antienne de l’évangile du jour :  » L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »
Dans ce monde, certains semble vivre pour manger et non manger pour vivre. Leur ventre est leur dieu ! Nombreux, comme les fils d’Israël au désert, prèfèrent mille fois la viande, le poisson, les melons, les poireaux, les oignons et l’ail plutôt que d’affronter avec courage et abnégation les épreuves de la liberté véritable !
De plus, les hommes et les femmes que nous sommes ne savent pas toujours apprécier avec humilité et reconnaissance les bienfaits de Dieu dans nos vies. Au lieu de rendre grâce à Dieu pour la manne, les fils d’Israël pleurent la viande, le poisson, les melons, les poireaux, les oignons et l’ail de la terre d’esclavage. Oui, frères et soeurs, nous sommes nombreux aujourd’hui qui vendons notre dignité et notre liberté à bon marché, à vil prix. Alors que la dignité et la liberté n’ont pas de prix et ne sont donc pas négociables !
Prions les uns pour les autres. Prions pour tous les prêtres et prions pour les curés et tous les prêtres en responsabilité. Prions aussi pour nos dirigeants et pour tous les hommes politiques de ce temps, afin que les uns et les autres comprennent bien ce que signifie gouverner selon le coeur de Dieu :  » Je ne puis, à moi seul, porter tout ce peuple : c’est trop lourd pour moi.  »  » En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Le sens de la responsabilité selon le coeur de Dieu se trouve dans ces paroles saintes. Que les dirigeants chrétiens et toutes les âmes de bonne volonté s’en inspirent dans l’exercice quotidien de leurs charges au service des peuples et des nations. Amen !

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